

La semaine dernière on a parlé de gratitude et, comme on l'a vu ensemble, la gratitude nous recentre sur NOTRE vie.
Mais il y a une chose qui, parfois, est bien plus forte que nous ... la comparaison.
On a tendance à comparer sa vie à celle des autres. Et la montée en puissance des réseaux sociaux n'a absolument rien arrangé.
Il y a une question que je veux donc te poser aujourd'hui : À qui tu te compares en secret (et pourquoi ça te fait du mal) ?
Je te laisse répondre à la première partie de cette question.
Et pour répondre à la deuxième, laisse-moi te raconter une histoire.
C'est l'histoire d'un poisson qui vit dans une rivière.
Un jour, il voit un singe grimper à un arbre avec une agilité incroyable. Le singe saute de branche en branche, se balance, monte tout en haut en quelques secondes.
Le poisson, lui, reste au bord de l'eau et se dit : "Pourquoi je n'arrive pas à faire ça ? Pourquoi je suis aussi nul ? Le singe, lui, il sait grimper aux arbres. Moi je suis coincé dans l'eau. Je ne vaux rien."
Et le poisson passe des jours, des semaines, des mois à essayer de grimper à l'arbre : il saute hors de l'eau, il tombe, il réessaie puis il échoue. Et il recommence.
Et à chaque échec, il se sent de plus en plus nul.
Le problème c'est que, comme tu le sais, le poisson n'est pas fait pour grimper aux arbres. Il est fait pour nager.
Et, dans l'eau, le poisson est brillant, rapide, agile, dans son élément.
Le singe, lui, se noierait en 2 minutes.
En lisant cette histoire, tu te dis "bah oui, logique". Et pourtant ... c'est ce qu'on fait à chaque fois qu'on se compare.
Quand tu te compares à quelqu'un qui a des talents, un parcours, un contexte complètement différent du tien ... tu te sabotes.
Tu essaies de grimper à un arbre alors que tu es fait(e) pour nager. Et c'est ça qui est douloureux.
Je te donne deux exemples qui devraient vraiment te parler :
Tu scrolles sur instagram, tu vois quelqu'un qui a créé son entreprise il y a 6 mois et qui affiche un succès fou. Et toi, tu te dis "Pourquoi je n'y arrive pas aussi vite ? Pourquoi je suis aussi lent(e) ? Je suis nul(le)."
Mais tu ne vois pas que cette personne avait peut-être déjà 10 ans d'expérience dans le domaine, qu'elle avait un réseau déjà en place, qu'elle a peut-être investi 30 000€ de ses économies, qu'elle a peut-être sacrifié sa vie personnelle pendant 6 mois, ou tout simplement qu'elle a des talents différents des tiens.
Tu compares ton chapitre 1 au chapitre 15 de quelqu'un d'autre.
Tu vois quelqu'un qui voyage tout le temps, qui a l'air libre et épanoui. Et toi, tu te dis "J'aimerais tellement avoir cette vie. Pourquoi je suis coincé(e) dans mon quotidien ?"
Mais tu ne vois pas que peut-être cette personne se sent seule et déconnectée, qu'elle n'a peut-être pas de stabilité et qu'au fond ça l'angoisse, qu'elle aimerait peut-être avoir ce que toi tu as : un chez-toi, une routine, des proches autour.
Tu compares ce que tu vois à l'extérieur (et ce qu'on veut bien te montrer surtout) avec ce que tu ressens à l'intérieur.
Comme ce mail devient un petit peu long, je te propose de te donner les clés pour arrêter de se comparer dans le mail de la semaine prochaine.
À mardi prochain,
Maéva
Clarté & Introspection